Le quartier de Paris où l’immobilier atteint des sommets

Sur Seloger, le volume des recherches de biens à acheter à Paris est stable par rapport au volume total des recherches d’achat des derniers mois. Mais nous ne cherchons pas à Paris, nous cherchons plutôt dans un quartier spécifique… Les quartiers de Paris sont des villes de la ville, avec leur propre histoire, leur identité… Des différences qui sont également très visibles sur les prix de l’immobilier dans la capitale. En effet, l’étude SeLoger révèle que du côté du prix d’achat, ce sont les quartiers de Saint-Thomas d’Aquin, de Saint-Germain-des-Prés et de l’île de la Cité qui comptent parmi les secteurs les plus chers de Paris », souligne Séverine Agate, porte-parole de SeLoger.

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Le quartier le plus cher de Paris se niche dans le 7e arrondissement

Oubliez l’image d’un Paris homogène : au cœur du 7e, Saint-Thomas d’Aquin joue dans sa propre catégorie. Entre la rue du Bac, la rue de Verneuil et la rue de Grenelle, le mètre carré atteint en moyenne 16 846€. Ce périmètre, de la station Vaneau au quai Voltaire, n’abrite pas seulement la splendeur du musée d’Orsay ou de Sciences Po ; il raconte une autre histoire, celle d’une capitale qui fait grimper sa pierre bien au-delà des moyennes nationales. Le baromètre LPI-Seloger place le prix du 7e à 13 899€ le mètre carré, en recul de 2,8% sur un an. Ce quartier a ses visages célèbres : Karl Lagerfeld sur les berges, Serge Gainsbourg dans sa maison rue de Verneuil, ou Mick Jagger un peu plus loin. Ici, chaque adresse semble raconter une confidence, chaque façade garde le souvenir d’une époque où l’immobilier parisien flirtait déjà avec l’exagération.

Repère : Sur l’ensemble de la capitale, le prix moyen du mètre carré se fixe à 10 689€, selon le Baromètre LPI-Seloger de novembre 2020.

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Saint-Germain-des-Prés, l’éternelle rivale

À quelques rues de là, Saint-Germain-des-Prés ne lâche rien et consolide sa deuxième place. Les transactions s’y concluent autour de 16 542€ le mètre carré, et parfois plus pour les appartements remarquables. Entre quai Voltaire, rue de Sèvres ou rue Mazarine, l’adresse sonne comme une promesse d’élégance. On y croise l’École nationale des beaux-arts ou la Faculté de médecine. La réputation du quartier précède le chiffre : dans le 6e arrondissement, le mètre carré grimpe à 13 973€, soit une hausse mesurée de 1,1% sur un an, d’après le baromètre LPI-Seloger. La cote de Saint-Germain se construit sur le temps long, entre culture et raffinement.

L’île de la Cité, perle rare du centre parisien

Pile au centre, l’île de la Cité complète le podium. Ici, 16 505€ le mètre carré : Notre-Dame, le Palais de Justice et la Seine comme décor. Ce quartier n’est pas qu’un décor de carte postale : il représente une enclave quasi inaccessible à qui rêve d’acheter dans la capitale. Plus à l’ouest, le secteur Rennes (6e arrondissement) atteint 16 215€ le mètre carré. Vendôme, dans le 1er arrondissement, tutoie aussi les hauteurs avec 16 025€. Chacun avec son histoire, mais tous signent le retour en force de l’adresse mythique sur le marché parisien.

Le 8e arrondissement, surprise au sommet

On s’attend souvent à voir les arrondissements les plus chers dominer tous les classements, mais le 8e arrondissement joue les outsiders. Avec 14 352 euros du mètre carré, en progression de 7,6% sur un an, il s’impose grâce à une attractivité qui ne faiblit jamais : avenue des Champs-Élysées, place de la Concorde, parc Monceau… Des adresses qui évoquent à la fois prestige et diversité. Sur la rive droite, le 8e réussit à conjuguer histoire, shopping et affaires, dans une dynamique où chaque hausse de prix raconte un Paris qui continue d’étonner.

Peut-on prévoir si les prix vont continuer à grimper ?

Les chiffres du Baromètre LPI-Seloger jouent parfois les trouble-fêtes. Tandis que certains quartiers reculent, baisse de 2,8% sur un an dans le 7e, repli de 0,9% dans les 2e et 4e arrondissements, d’autres explosent littéralement. Au début de l’été, la machine à hausse semblait s’essouffler. À l’automne, la progression annuelle a repris du souffle, atteignant 5,4% contre 4,6% au printemps, selon Michel Mouillart, du baromètre LPI. Et dans le 1er (+11,4%) ou le 9e (+10,8%), la hausse s’affiche sans détour. Paris change de visage à chaque coin de rue, modifiant sans arrêt la physionomie de son marché.

Avant d’investir à Paris, faites vos calculs

Se projeter dans l’achat d’un appartement parisien, c’est souvent entrer dans le monde du crédit. Avant de boucler votre plan de financement, il est indispensable de estimer votre capacité d’emprunt au meilleur taux : cela vous évite les mauvaises surprises et cadre le budget réel pour votre projet immobilier.

Voici les étapes fondamentales à examiner pour bâtir un budget réaliste :

  • Prenez en compte l’ensemble de vos revenus mensuels : salaires, pensions, loyers perçus, placements.
  • Inventoriez toutes vos charges fixes : loyer ou crédit immobilier actuel, factures énergétiques, alimentation, transports, dépenses scolaires et abonnements divers.

Pensez aussi à prévoir une petite marge de sécurité pour les coups durs : hospitalisation imprévue, réparations urgentes, ou dépenses annuelles comme une assurance ou des vacances. Cette marge évite de voir votre budget dérailler.

Le calcul reste simple : revenus moins charges fixes égal solde disponible. Ce solde, c’est ce que vous pouvez consacrer, chaque mois, au remboursement d’un crédit immobilier.

On conseille souvent que le total de vos charges fixes ne dépasse pas 30% de vos revenus mensuels, le montant affecté au crédit ne dépassant lui-même pas 25% de vos ressources. Les simulateurs en ligne vous aideront à affiner ce calcul, sans transiger sur vos besoins de sécurité financière.

Dans la capitale, chaque mètre carré vendu ou acheté participe à une course où méthode, anticipation et lucidité font la différence. La pierre grimpe, les acheteurs s’organisent, et chaque nouveau record interroge d’avance le visage du Paris de demain.

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